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Alain Delon
Invité d’Honneur
Festival du Cinéma Chinois en France – IIème édition
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Né le
8 novembre 1935 à Sceaux.
C'est
en 1957 qu'Alain Delon tourne «Quand la femme s'en
mêle», sous la direction d'Yves Allégret qui marque
le début d'une carrière longue de 87 films, sous
l'égide des plus grands metteurs en scène,
d'Antonioni à Melville, en passant par Visconti,
Clément, Verneuil, Malle, Losey pour n'en citer que
quelques uns.
En
1958, lors du tournage de «Christine», Alain Delon
fait la connaissance de Romy Schneider. Deux ans
plus tard, c'est avec elle et sous la direction de
Visconti, qu'il joue pour la première fois sur une
scène de théâtre. La pièce, «Dommage qu'elle soit
une putain», écrite par John Ford, tient l'affiche
durant plus de 8 mois.
Il
accède au rang de star du cinéma en 1960,
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sous la direction de
René Clément, avec «Plein Soleil», adapté du roman «Monsieur
Ripley» de Patricia Highsmith, suivi en 1961 de «Rocco et
ses frères», de Visconti qui remporte le Prix Spécial du
Jury au Festival de Venise.
Entre 1962 et
1963 trois des films dans lesquels il tourne se voient
décerner les plus hautes récompenses: «L'Eclipse»
d'Antonioni remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de
Cannes, l'année suivante «Le Guépard» de Visconti obtient la
Palme d'Or de ce même festival, enfin, «Mélodie en
sous-sol», sous la direction de Verneuil, est récompensé aux
Etats Unis par le «Golden Globe» du meilleur film en langue
étrangère. C'est lors du tournage de ce grand classique
policier qu'Alain Delon fait la connaissance de Jean Gabin.
Peu avant «La
tulipe noire», Alain Delon rencontre Francine Canovas qu'il
épousera et avec laquelle, en 1964, il aura un fils,
Anthony. En 1967 le couple Delon tourne «Le Samouraï», de
Melville, avant de divorcer en 1968.
Toujours en
1968 Alain Delon fait une nouvelle apparition très remarquée
au théâtre avec la pièce de son ami Jean Cau «Les yeux
crevés». Mais les événements de mai font que ce succès ne
s'étend qu'à 22 représentations avant que le théâtre ne
ferme ses portes.
Après s'être
essayé une première fois à la production en 1964, avec
«L'insoumis», Alain Delon s'engage dès 1968 de manière
intensive dans cette activité, produisant 26 films:
De «Jeff», fin
1968, à «Dancing machine» en 1990, en passant par
«Borsalino», «Madly», «Doucement les basses», «Le
Professeur», «Big Guns», «Deux hommes dans la ville»,
«Borsalino and Co», «Le Gitan» réalisé par J. Giovanni,
«Flic Story» adapté du livre de Roger Borniche, «Comme un
boomerang» dont il co-écrit le scénario avec J. Giovanni,
«Le Gang», «Armaguedon», «L'homme pressé», «Mort d'un
pourri», «Attention les enfants regardent», «Le Toubib»,
«Trois hommes à abattre», «Parole de flic», «Le passage»,
«Ne réveillez pas un flic qui dort».
En 1976, Alain
Delon confie à J. Losey la réalisation de «M. Klein»
récompensé l'année suivante par trois «César» (film,
réalisateur, décors).
Pour «Le
Battant» et «Pour la peau d'un flic» il cumule le statut de
producteur et celui de réalisateur.
C'est en 1985
qu'Alain Delon reçoit le «César» du meilleur acteur pour son
film «Notre Histoire» sous la direction de Bertrand Blier.
En 1987 Alain
Delon interprète la chanson «Comme au Cinéma» qui fait
l'objet d'un clip vidéo et d'une tournée promotionnelle
durant laquelle il fait la connaissance de Rosalie van
Breemen qui devient sa compagne et lui donne deux enfants,
Anouchka et Alain-Fabien.
Près de trente
ans après «Les yeux crevés», il remonte sur scène en 1996,
avec «Variations énigmatiques» d'Eric-Emmanuel Schmitt au
Théâtre Marigny à Paris.
En 1998, il
retrouve Jean Paul Belmondo pour le film de Patrice Leconte,
«Une chance sur deux», avec Vanessa Paradis.
Bien qu'ayant
annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière
cinématographique, il accepte, en 1999, de figurer dans le
film de Bertrand Blier, «les Acteurs», dans le cours duquel
il rend hommage à Gabin, Ventura, Bourvil, Montand, Signoret
et de Funès.
En 2001,
quatorze ans après «Cinéma» avec Edwige Feuillère, Alain
Delon renoue avec la télévision pour la trilogie
marseillaise de Jean Claude Izzo, «Fabio Montale» pour TF1,
puis, en 2003, avec la série «Frank Riva» et avec
l'adaptation du roman de Kessel «Le Lion». En 2004 il tourne
3 nouveaux épisodes de «Frank Riva» qui seront diffusés à la
fin 2004 et au début 2005 pour France 2.
C'est en
octobre 2004 qu'il retrouve la scène pour 100
représentations dans «Les Montagnes Russes», une pièce de
Eric Assous, au théâtre Marigny, avec Astrid Veillon.
En été 2006 il
tourne en Espagne dans la super production de Thomas
Langman, "Astérix aux Jeux Olympiques", mise en scène par
Frédéric Forestier dans laquelle il incarne Jules César. A
ses côtés on trouve entre autres Gérard Depardieu, Clovis
Cornillac, Benoît Poelvoorde, Jean Pierre Cassel et Stéphane
Rousseau.
Dès l'automne
2006 il travaille avec Mireille Darc à la préparation de la
pièce "Sur la Route de Madison", adaptée de l'oeuvre de
Robert James Waller. Une adaptation cinématographique
réalisée par Clint Eastwood, avait connu un grand succès en
1995, avec dans les rôles principaux, Clint Eastwood et
Meryl Streep. Mireille et Alain reprennent ces rôles
magnifiques et joueront cette pièce mise en scène par Anne
Bourgeois (qui avait déjà mis en scène "Les Montagnes
Russes"), début 2007, au théâtre Marigny à Paris. En
novembre 2008 il joue aux côtés de Anouk Aimée 20
représentations exceptionnelles de LOVE LETTERS au Théâtre
de la Madeleine.
A l’automne
2010 il renoue avec le théâtre sur la scène des Bouffes
Parisiens pour donner la réplique à sa fille Anouchka dans
la pièce écrite par Eric Assous « une journée ordinaire » et
mise en scène par Jean-Luc Moreau.
Hormis sa
phénoménale carrière d'acteur, Alain Delon consacre
également son énergie à d'autres activités.
Il crée en
1978 sa propre marque et constitue à Genève la société
«Alain Delon Diffusion SA». Son premier parfum, «AD»,
connaît immédiatement un grand succès commercial. Il est
suivi en 1981 d'une fragrance pour femme «Le Temps d'Aimer».
Ces deux lignes, après avoir connu un immense succès pendant
plus de 20 ans, ont été remplacées par d'autres fragrances,
telles que «Samouraï» qui fait partie des «Top 5 best
sellers» au Japon, «Samouraï Woman», «Shogun» ou encore
«Samouraï Woman Pinkberry». Le champagne, le cognac, les
montres, les lunettes, le vestimentaire et les accessoires
viennent progressivement compléter sa griffe.
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